Dans son édition du 10 avril, également consultable sur internet,
Le Monde publie une note dans laquelle un conseiller du chef de l'Etat insiste sur les "mouvements" récemment
apparus au sein du groupe sénatorial centriste et servant à fragiliser François Bayrou. Gilles Artigues, ancien député UDF, resté fidèle à François Bayrou, membre du comité exécutif du MoDem et du
bureau de l'UDF, qui se réunira mercredi à Paris, ne se dit
"pas surpris par les révélations du Monde" et dénonce des
"pratiques dignes d'une République bananière."
" La publication de la note secrète écrite par le conseiller Dominique Paillé confirme l'énergie déployée par l'Elysée pour éliminer François Bayrou, alors qu'il y a tant d'autres problèmes
gravissimes et de dangers qui guettent notre pays. Il s'agit là de pratiques dignes d'une république bananière où tout opposant au prince est persécuté. En 2007, Nicolas Sarkozy a eu tellement
peur de voir François Bayrou dépasser Ségolène Royal et ainsi le battre, qu'il s'est juré de ne plus jamais se retrouver dans cette situation...Il avait cinq ans pour parvenir à ses
fins...
Pour atteindre ce pathétique objectif, il lui fallait soudoyer des politiques faibles, avides d'avantages et de porte-feuilles que seul le pouvoir dominant peut donner... Le nouveau "comité
de liaison de la majorité" mis en place cette semaine à l'Elysée est en fait un "comité de la Haute Trahison" où les amitiés et les convictions passent par pertes et profits ! ll faut faire
allégeance pour asphyxier financièrement le MoDem et isoler son chef de file. Michel Mercier que François BAYROU considère comme son "frère" va donc se vendre pour un plat de lentilles: un
hypothétique ministère et Jean Arthuis veut garder sa présidence de la commission des finances...Ce plan machiavélique est d'un autre âge, ce sont des pratiques d'hommes politiques du
passé.
Quoi qu'il arrive, François Bayrou ne lâchera pas. Il n'abandonnera jamais sa volonté de transformer en profondeur la vie politique française et s'il est à regretter de nouvelles défections à
l'avenir, cela clarifie les choses. Les dizaines de milliers de militants du MoDem, partout en France, lui gardent sa confiance et les électeurs, dans les scrutins plus favorables dans les deux
années qui viennent, confirmeront l'existence d'une troisième force libre et indépendante. François Bayrou dérange car il reste un vrai recours pour la France qui rejetera Nicolas Sarkozy et ne
choisira pas un PS sans ligne ni leader".